. . B i e n v e n u e . .

. . B i e n v e n u e . .
« Le réaliste, s'il est un artiste, cherchera, non pas à nous montrer la photographie banale de la vie, mais à nous en donner la vision la plus complète, plus saisissante, plus probante de la réalité même [...] J'en conclus que les Réalistes de talent devraient plutôt s'appeler des Illusionnistes. »

Prologue

Je ne serais plus victime de ma vie, j'en serais la coupable.

La vie nous accorde tous un rôle. On le joue, sans même sans rendre compte, parfois si. Nous ne savons plus qui nous sommes, ce pourquoi nous agissons ainsi. Un choix s'impose donc , ce qui est une première atteinte à ce rôle. Ne désirant n'être qu'une seule personne : Nous. Au risque de n'être qu'un sinistre double de ce rôle, on se cherche. Parfois, trop peureux d'y découvrir une autre personne, nous restons dans ce rôle. Mais nous nous devons, de nous mettre à nue, tomber les masques. Nous en sommes tous capable. La preuve : Sarah.

« -Zut ! , s'écriait tout à coup Sarah qui essayait en vingt de faire une machine à laver »

Elle venait d'emménager seule dans ce petit studio, disposé à Paris. Sarah est une jeune fille de dix-neuf ans. Elle était de petite taille, mince, quelques formes - de quoi satisfaire les garçons-. Elle venait de finir ses études, qui étaient ratées malgré tout ses efforts. Elle avait fait de longues, très longues études pour devenir un genre de médecin dont tout les parents seraient fière. Mais cela ne lui plaisait plus du tout, elle s'était tournée vers un tout autre genre de divertissement. L'Art. Elle touchait à tout. Musique, peinture, écrit ... Tout y passait. Et elle aimait çà, même si elle ne gagnait que très peu d'argent. Elle s'était trouvée un petit boulot, dans un journal banal. Elle devait chaque semaine faire un écrit. Elle était blonde -très clair-, des yeux vert, et la peau légèrement mate. Un trop fort caractère, c'est pourquoi elle venait d'emménager dans son propre studio. Ses parents ne l'a comprenait plus; pour ce qui concernait les études & les amours. Oui, car notre -petite- héroïne, est une coureuse. Elle n'a pas de garçons bien défis. Plait beaucoup, et en profite bien. Et elle cache bien ce nouvel intérêt, suite à son ex : Alex. Une histoire oubliée vous dira-t-elle.
Elle boit & fume -énormément-. Sa vie a horriblement changé. Une sale garce, est-elle devenue ? Oh que Oui !

Tome 1

Premier pas vers la duperie ...

Je me levai encore la tête dans mes rêveries. Le temps était nuageux. Mais il n'était pas sombre. Je resta un moment devant ma fenêtre à contempler les nuages qui se déplaçaient au ralenti. Une cigarette, fut ajouter à ce tableau. Je pris également mon portable, posé sur la table de chevet & me réinstalla devant la fenêtre. Ma cigarette, en bouche une fois allumée, je consulta mes messages. Je n'en n'ai guère beaucoup, simplement un du boulot. Je dois m'y présenter à 11heures; un nouveau sujet m'attend. Je remarque qu'il est déjà un peu plus de 9heures. Je finis en vitesse ma cigarette, et file sous la douche.

[ 11heures Journal ]

Je rentra dans ce même lieu, que je ne vois qu'une ou deux fois maximum par semaine. Je suis quelques peu encore endormis. Je m'engouffre dans cet engin d'acier, pour monter au 3ème étage.

« -Salut ma belle ! Entre, m'interpella Olivia ma directrice en chef
-Tu as du nouveau pour moi ?
-Oui une super affaire, et comme je sais que tu as besoin d'argent, j'ai tout de suite pensé à toi
- Merci, mais dis m'en plus sur ce boulot ? C'est un écrit ?
- Pas tout à fait ... on m'a contacter pour un boulot, mais cela ne rentre pas dans le cadre du journal .. Comment t'expliquer ... Serais-tu prête à jouer le rôle qui sauveras ta vie ? »

[ Retour au studio ]

Après ce petit entretient je dois dire que je tiens ma vie entre mes mains. Ma décision changerait bien des choses. Mais je ne sais pas je doute. En toute honnêteté, je pense refuser. Ce n'est pas sérieux ce travail. Beaucoup trop dangereux. Je retourne devant ma fenêtre, une cigarette à la main. Réfléchissant, pesant le pour et le contre. Je suis confronter à un réel dilemme. Soit je reste dans ma misère, soit je me fait passer pour la petite amie de Bill Kaulitz célèbre chanteur Allemand, pour démentir la rumeur de son homosexualité. Je ne sais que faire, Olivia ma beaucoup documenté au sujet de ce groupe, que je ne connaissais que vaguement. Pensant même que ce fameux chanteur était une fille. Elle m'a bien dit, que je devais prendre ma décision vite mais au repos. Car, ce job requiert beaucoup de savoir. Notamment avec toutes ces groupies.
Ma tête va exploser, je décide de me préparer pour sortir. On verra ce qu'il en est demain. J'ai un dîner avec le groupe et le manager à 13heures.
Je ressors de ma salle de bain après quelques heures. Ce soir je veux plaire. Comme chaque soir me direz-vous. Je suis habillée simple, en short et une blouse noir scintillante. De simples bottines à talons.

[ Minuit Lieu inconnu ]

À peine rentrée dans ce lieu où la musique résonne par des centaines de Watt, que je me dirige vers le bar. Prend place sur un tabouret ¾, commande un cosmopolitain au serveur; qui me fait déjà de l'½il. Je souri mais n'y prête pas plus attention. Je me retourne pour être face aux gens qui dansent, pas mal de beaux jeunes hommes. Mais je trouve que ce soir le choix est restreint. Une fois mon cosmopolitain bus, je me dirige moi aussi sur la piste.
Je m'enfile un deuxième verre, un troisième .. Et finit par ne plus les compter.
Je perds peu à peu le contrôle. Je m'assoupie quelques instants. Une charmante personne eu le temps de s'installer à mes côtés. Cette personne sourit il me semble. Je ne distingue que les traits de son visage. Un homme, un sourire charmeur. Je souris. Je décide de rentrer chez moi, mais je sens mes jambes se dérober sous mes pieds. Le jeune homme vient vers moi, je m'appuie donc sur son épaule pour pouvoir me dégager de ma chaise sans tomber.

« -Et ça va comme tu veux ?
-Oui .. J'ai connu pire , souriais-je honteuse
-Tu veux sortir ? Demande-t-il
-Je crois que je vais rentrer ce serait plus sage, finis-je par prononcer »

Il appela un taxi à l'aide de son portable. Je suis dans un sal état. Disons que j'ai peut être -trop- abusé ce soir. Il sourit une fois la conversation téléphonique terminée.

« -Voilà mademoiselle
-Merci .. Euh ?
-Gustav, continu-t-il de sourire
-Merci Gustav »

Je rentre avec difficultés dans le taxi. Mais sans aucunes éraflures, un simple mal de tête. Le taxi me ramène directement à mon studio. Je me couche sans même me déshabiller, sans même n'avoir pris de décision en ce qui concernait ce Bill. Et ce rôle.
# Posté le jeudi 12 juin 2008 13:05
Modifié le vendredi 08 août 2008 18:55

Chapitre 2 : On est tous l'étranger de quelqu'un.

Chapitre 2 : On est tous l'étranger de quelqu'un.
Je m'ennui du temps où m'amuser n'était pas une corvée.

Je me souviens encore de cet été chez moi, dans ma ville natale. Nos rirent emplissaient la maison de joie. Nous ne faisions que nous taquiner. Nous ? Mon frère aîné et moi. Il s'appelait Matt, il est mort dans un accident de voiture il y a tout juste 3 ans. Il était de 2 ans mon aîné, ce n'était pas seulement mon frère. C'était bien plus que çà, pour moi c'était un confident. Mais il m'a laissée depuis trois longues années.
Ma tête cogne. Je me lève avec difficulté de mon lit, encore habillée de la veille. J'ai trop abusé, je n'ai aucuns souvenirs bien précis de cette soirée. Si ce n'est Gustav. J'étais réellement dans un piteux état. Je me dégoûte lorsque je suis ainsi ... Oublier mais à quels prix ? J'attrape une cigarette posée sur mon bureau, et l'allume. Mon studio est bien vide, silencieux. Seule ma respiration régulière se fait entendre. Je consume peu à peu ma cigarette, et peu à peu le mal de tête s'estompe. Je me lève précipitamment de mon lit, peut être trop précipitamment, la tête me tourne, et une envie de vomir me remonte. J'inspire un bon coup et me dirige dans la salle de bain, le temps pour moi de me préparer pour mon entretien.

[ 13heures Restaurant ]

Je me dirige non chaleureusement à l'intérieur de ce restaurant où peu de monde sont installés. Je me lance à la poursuite de ce -fameux- groupe, mais en vingt. Personne. Je demande alors au gérant du restaurant, ce dernier me conduit dans une salle V.I.P.
J'aperçois déjà de dos deux adolescents, un blond aux cheveux courts et un aux cheveux ébouriffés. Le style qui tu. Je me ressaisis, et jette toutes ces ondes négatives.

« -Bonjour, dis-je aux plus âgé sans doute le manager
-Enchanté, je suis David le manager, voici Bill Tom Georg et Gustav ...
-Salut, dis-je à l'attention du groupe, sans trop faire attention à quoi que ce soit »

Ils me dévisagent tous. Je me sens légèrement gênée, je remarque que Bill n'est pas plus content que moi d'être là. Mais lui au moins n'a pas besoin de faire çà pour l'argent. Pour sauver sa vie en quelques sortes. David commande quelques boissons rafraîchissantes. Il parle très bien le français, ce que j'approuve. Mais je dois dire que l'allemand pour moi est une langue que je connais, lorsque l'on travail dans le domaine du journal, on se doit d'être quadrilingue. Je souris bêtement lorsque Tom essai de parler français.

« -Je parle Allemand, dis-je en riant
-Cela va faciliter le dialogue alors ..., prononce une voie que je connais
-Gustav n'a pas tord, affirme Tom
-Gustav ? Tu es le Gustav d'hier ?
-Exact tu as l'air d'avoir meilleure mine qu'hier ?
-Oui merci ... Si nous pouvions éviter le sujet, dis-je honteuse repensant à ma soirée désastreuse
-Tu nous raconteras vieux, dit le prénommé Georg qui n'avait pas encore prononcer un mot
-Bill ? Dis-je à l'intéressé »

Le dialogue risque d'être beaucoup plus difficile que ce que je croyais. Bill ne prononce aucun mot, et ne daigne vouloir me donner qu'un regard. Nos regards se croisent. Un regard troublant, des yeux brillants. C'est vrai que si il est homosexuel, il ne doit pas apprécier ce jeux que nous devons jouer tout les deux. Ses yeux amandes restent plantés dans les miens, des yeux maquillés. J'aime beaucoup. Des frissons parcourent mon corps; un regard vaut bien 100 mots. David reprend la parole brisant le charme, je détourne la tête vers mon interlocuteur.

« -Très bien, que décides-tu alors ? Demande-t-il à mon intérêt
-J'accepte ... souriais-je faussement
-En route pour l'Allemagne dans ce cas »

Je quitte le groupe afin de préparer mes vêtements, je ne sais pas vraiment la durée de ce petit jeux -stupide-, mais je prend tout de même de quoi me changer durant trois semaines. Après un premier entretien avec le groupe, je dirais qu'ils ont tous quelques choses de bien particuliers qui les caractérisent. Georg semble être le plus timide et réservé, Tom lui semble être le farceur de la bande, il faut que je me méfis de lui je pourrais vite tomber dans son piège, Gustav lui me paraît être le plus posé, et Bill lui je n'ai pas arrivé à le cerner -totalement-. Il semble -tellement- teigneux, et il semble avoir un fort caractère. Comme si il cachait quelque chose. Pourtant d'après ce que m'a dit Olivia, Bill serait un garçon relativement gentil, peut-être se conduit-il ainsi parce que je suis une fille ?
C'est avec cette question que je rentre dans mon studio. Je sors ma valise, et jette à l'intérieur quelque uns de mes vêtements. Quelques paires de chaussures. Je prend ce qui est le plus chic à mes yeux, après tout je vais sortir avec Bill Kaulitz, adolescent adulé par des millions de jeunes filles.
Je ferme à double tours, et part en direction de l'aéroport.

La solitude peut être une forme de compagnie

[ Allemagne . Maison des Kaulitz ]

Les garçons sont très à l'aise avec moi, à part Bill qui reste distant. Je ne demande pas plus, il viendra seul, je n'en doute pas. Je rentre dans une belle et grande maison, je reste éblouie par la taille des pièces. C'est un vrai royaume, ils ne savent pas la chance qu'ils ont. Je dépose mes bagages au sol, et fait moi-même le tour du propriétaire.

« -Suis moi je vais te montrer ta chambre, m'interpelle Gustav »

Je le suis, prend les escaliers toujours avec ce même sourire béa sur les lèvres. Je dois paraître idiote ainsi, après tout eux sont habitués à tout cet or, qui est devenu leur quotidien. Je redescend sur Terre une fois arrivée devant ma chambre. Cette pièce est magnifique, et indescriptible. Je pose immédiatement mes valises sur mon lit, je les jette à vrai dire. Et m'empresse d'ouvrir la fenêtre qui mène à un balcon. Je me sens déjà chez moi. Gustav sourit dans mon dos. Je suis stupide, mais j'aime.

« -Tu sais il n'a pas toujours été comme çà ... me dit Gustav
-De qui parles-tu ? Lui répondis-je en me retournant
-De Bill ... depuis peu de temps, il se renferme sur lui-même, c'est le revers de la célébrité
-Je .. Je n'en doute pas
-Donc ne fait pas attention à sa mauvaise humeur, tu n'y est pour être, me rassura-t-il»

Il sourit après cette petite conversation. Je fais de nouveau face au paysage que donne le balcon. Tellement indescriptible, je ne trouve pas les mots pour le qualifier, c'est à la fois magique et doux. Fluide & pétillant. J'attrape une cigarette. Mon bonheur est enfin complet.
On toque à ma porte, je ne réponds pas, après tout ils sont chez eux ...
Je sens une présence derrière moi, je ne doute pas, et sait que c'est Bill. Je me retourne, cigarette à la bouche. Je le regarde niaisement.

« -Désolé d'avoir été si froid envers toi ...
-Ce n'est rien
-Il faut que tu comprennes qu'on m'a imposé ce choix pour l'avenir du groupe. Je sais c'est bête, mais j'aurais voulu trouver LA fille ...
-Comment çà la fille, tu n'es pas homosexuel ? Demandai-je gênée
-Je ne suis pas homosexuel, ria-t-il, il ne faut pas croire se qu'on raconte
-Je suis gênée et terriblement honteuse, excuse moi ...
-Ce n'est rien »

Il sourit de toutes ses dents. Un magnifique sourire, alors que moi le rouge me vient au teint.

« -Tu en veux une ? Lui tendant le paquet de Marlboro Light
-Merci, il accepte et l'allume à sa bouche
-Gustav m'a parlé de toi, du revers de la célébrité ..
-Comment çà, m'interompt-il
-Tu te renfermes sur toi-même, tu es désagréable ...
-Ce n'est rien d'autre que la solitude, dit-il sèchement »

Je ne demande pas plus de renseignements. Je sais qu'il ment, je sens qu'il ne dit pas tout, mais je suis encore une inconnue à ses yeux. On reste silencieux, face à cet étendue bleuâtre qui se donne du balcon. Le silence est paisible. Nous nous regardons parfois, mais pas un seul mot. Nous partageons juste ces quelques minutes. Rien d'autre.
# Posté le vendredi 13 juin 2008 13:40
Modifié le vendredi 08 août 2008 18:55

Chapitre 3 : Puisque on est jeune et con.

Chapitre 3 : Puisque on est jeune et con.
Encore, elle va bien s'amuser puisqu'ici rien n'a de sens, Alors on va danser, faire semblant d'être heureux.

La nuit tombe sur l'Allemagne, le vent se fait petit à petit ressentir sur mes épaules dénudées. Bill et moi sommes toujours disposés sur ce balcon. Nous parlons de tout et de rien. Mais principalement du groupe, que je ne connais pas beaucoup. Je vois à chacune de ses phrases de la joie, ses yeux pétillent. Mais il ne sourit pas, étrangement. Comme m'a dit Gustav, dans leur métier il y a un mauvais côté. Même si je comprend peu ce qu'il veut dire par là.
Nous décidons de descendre, rejoindre les garçons dans le salon. Ils sont tous installés dans le canapé, affalés devrais-je dire. Je rie à cette scène.

« -Hey les gars faut bouger là !
-Exprime toi ... propose Gustav le moins endormi
-Comme je suis la petite amie de Bill, on devrait sortir pour qu'on commence à nous voir ensemble ? En boîte ?
-Je suis partant pour ma part, dit Tom
-On vous suit, rajoute le reste du groupe »

Je remonte dans ma chambre, ravis que les garçons acceptent l'une de mes idées. Je me prépare, il faut que je sois chic, et sexy à la fois. D'une je sors avec Bill Kaulitz, ce qui n'est pas rien. Puis on ne sais jamais quelle rencontre je pourrais faire ce soir. J'enfile une robe dos et épaules nues. * . Et finis par enfiler des sandales noirs.

[ Minuit . Allemagne . Boîte de nuit ]

Nous somme à peine arrivés que déjà plus d'une trentaine de filles reconnaissent le groupe et leurs sautent au coup. Je soupire. Je me décale, évitant tout contact avec leurs fans. Tom observe assez rapidement mon agacement face à cette foule. Bill me fait un signe, je rentre. Gustav, non loin derrière moi, me souffle de ne pas abuser de l'alcool ce soir identiquement à celui de notre
rencontre. Je souris et me dirige directement sur le dancefloor. Je me déhanche comme à mon habitude, aucun des garçons ne se mêlent au jeu. Après plusieurs regards lancés à notre table, Tom me rejoint. Il se colle naturellement à mon bassin. Puis pose ses mains sur mes hanches. Nous rions. Énormément. Les garçons nous observent amusés. Une fois la musique passé, je me dirige au bar. Commande quelques Vodka, les amènes à la table.

« -Et voilà les garçons c'est ma tournée
-Ah ça c'est cool, me lance Georg
-A trois cul sec ? Propose Gustav joueur
-Ok 1..2..3 , dis-je avant de boire cul sec »

La soirée se fit de danse, de beaucoup de cul sec de Vodka. Georg qui ne tient déjà plus debout. Le seul qui est clean est Bill. Je sens son regard noir traversant mon dos, alors que je danse avec un jeune homme aux cheveux blonds. Je me retourne, et lui souri. Il se lève -furieux- et m'attrape le bras pour me traîner jusqu'aux toilettes pour hommes.

« -Nan mais t'es malade ! Lâche moi tu m'défonce le bras !
-Faut bien que je te ramène à la raison ! T'es inconsciente !
-De quoi est-ce que tu parles ? Dis-je d'une voie plus calme
-Tu n'es plus toi-même !
-Bien sûr que si ...
-Allumer tout les gars c'est être toi-même ?
-Je n'allume personne !
-Tu fais ta pute ! Et jamais Bill Kaulitz ne sortira avec une pute alors ressaisi toi !
-Jamais je ne sortirais avec un pd ! Tu m'entend je préfère être une pute que sortir avec toi ! Tu regrettera tes mots ! Et mon corps j'en fais ce que je veux !
-Nan ! Maintenant tu rentres ! »

Il m'attrapa une seconde fois le bras, mais pour me tirer dehors cette fois-ci. Je me débat, mais c'est pire encore. Il me porte sur son épaule, et me traite comme un sac à patates. Les garçons nous attendent tous déjà à l'intérieure du van noir. Je m'assoie.
Je ne dis rien. Me contente de regarder par la fenêtre. Ses paroles, ses injures m'ont blessée. Comme si il disait vrai & que Bill Kaulitz pouvait m'atteindre ...
# Posté le lundi 23 juin 2008 13:28
Modifié le vendredi 08 août 2008 18:55

Chapitre 4 : Se relever, comme on renaît de ses cendres...

Chapitre 4 : Se relever, comme on renaît de ses cendres...
Ton silence me tue ...

La voie de Bill raisonnait encore inlassablement au creux de mon oreille, au creux de mes pensées. Cette voie qui me criait « Sarah où vas-tu ? », avant que je ne sorte de cette magnifique demeure, afin que je puisse partir loin d'ici. À l'aéroport. J'étais assise au bar de cet aéroport, depuis bientôt un quart d'heure. Mon portable ne cessait de vibrer, toujours Bill qui essayait en vingt de me joindre. Mais têtue comme j'étais, je n'étais arrivée à décrocher. Je voulais tout abandonner. Tout. Écoutant inlassablement une chanson qui me tenait à c½ur, la scène d'hier défilait dans ma tête. Il n'avait pas tord. Mais il y avait bien d'autres moyens de me le dire. De me le faire comprendre, que la brutalité des gestes et des mots dont il a usé hier soir.
Je m'étais enfin décidée à rentrée. Je pris la valise que j'avais faite en me levant ce matin, et parti à pieds rejoindre cette maison que j'avais quitté il y a un peu plus d'une heure.
J'étais rentrée sans bruit, les garçons étaient tous installés dans le canapé, un portable dans la main de chacun. Drôle de scène. Je n'y prêta pas plus attention, et monta dans ma chambre, après avoir échangé un regard d'incompréhension envers Bill. Son regard, lui, révélait l'inquiétude. Une fois dans ma chambre, je jetai ma valise prés de la porte, ouvrit la fenêtre qui menait au balcon. Puis sorti une cigarette, la fuma. Sans même pensait.

« -Désolé ...
-Ce qui est fait est fait, dis-je à la personne entrée sans autorisation
-Je n'avais pas à te dire toutes ces choses, je n'en avais pas le droit
-...
-Ne fait pas la muette s'il te plait
-...
-Ton silence me tue Sarah »

Il se dégagea de ma chambre, après avoir dit cette dernière phrase presque inaudible, mais juste assez forte pour que je puisse l'entendre. Je sais éperdument ce que vous allez me dire. Je suis rancunière. Mais si je n'est pas répondu c'est pour la simple bonne raison qu'il avait raison de me dire toutes ces choses l'autre soir. Je ne suis pas celle qui lui faut pour ce rôle, je ne serais jamais à sa hauteur, à la hauteur de son amour ...
C'était à mon tour d'agir, de m'excusé. J'avais 19 ans, j'assumais. C'est ainsi que j'alla à la rencontre de Bill, dans sa chambre, pratiquement identique à la mienne. Toujours ce même balcon qu'on ne retrouvait que dans sa chambre et dans la mienne.

« -Bill ...
-Sarah, me coupa-t-il
-Si je n'ai pas répondu c'est que j'ai eu honte, tu as eu raison de me dire ces choses ...
-Ne dit pas n'importe quoi, me coupa-t-il une seconde fois
-Laisse moi finir s'il te plait, tu as eu raison, jamais je ne serais à ta hauteur
-Sarah, commença-t-il en remontant mon visage vers le sien, je suis comme toi, je suis un être, tu n'as pas à te sentir à ma hauteur ou nen »

Son visage était beaucoup trop prés du mien. Son regard en disait long, il lisait en moi. Je recula. Trop de souvenirs, de mauvais souvenirs; je m'excusa et sortit sans un regard. Mon passé me rattrapa où que je sois.
Je déversais ce flot de larmes depuis deux bonnes heures. On tapait à ma porte, incapable de laisser rentrer rentré qui que se soit. Mais aucun des garçons ne connaissaient mon passé, les douleurs qu'il cache encore aujourd'hui. Ils ne savent pas, et ne doivent jamais rien savoir. C'est un appel qui me sortit de mes pensées. Un appel de ma mère, la femme qui m'avait donné tant d'amour, et dont je n'avais aucune nouvelles depuis quelques temps.

« -Allo
-Sarah ma chérie, c'est maman ... dit-elle d'une petite voie
-Oui
-J'ai une mauvaise nouvelle à t'annoncer
-...
-Ton père est mort ce matin, pleura-t-elle
-Je ... quoi ?
-Tu .. Tu peux te déplacer et revenir à la maison, nous l'enterrons dés .. Demain
-Très bien j'y serais »

Une fois de plus dans la journée, mes larmes parlèrent à ma place. Mais cette fois-ci, je ne pleurais pas mon passé. Je pleurais mon père. On tapait de plus en plus fort sur ma porte, me demandant l'accès. Je refusai. Mais cette personne n'y prêta gère attention, et entra sans autorisation. C'était Bill. Il me regarda dans les yeux, ne parla pas. Il s'approcha, et m'entoura de ses bras. Je pleurais encore plus, ma tête contre son torse. Mon c½ur cognait contre ma poitrine, j'allais exploser.

À côté d'elle, avec elle ...

Je m'étais assoupis un long moment aux côtés de Bill. Lui aussi avait finis par s'endormir. Il semblait paisible et si calme. Il n'avait rien avoir avec le Bill d'hier, le Bill qui m'avait dis toutes ces choses, ces choses qui m'avaient blessée le c½ur. Il se réveilla alors que je le regardai de mes yeux verts émeraudes.

« -Tu me regardais, demande-t-il amusé
-Oui, tu es si calme lorsque tu dors, souriais-je
-Tu m'excuse ?
-Bien sûr idiot, souriais-je une nouvelle fois, je dois aller en ville chercher un moyen de retourner dans ma ville natale pour demain ... l'enterrement, finis-je par prononcer
-Très bien, je peux venir avec toi ?
-Tu n'as pas peur que tes fans ne te sautent dessus ? Riais-je
-Non rassure toi »

On se leva afin de partir en ville. Bill se déguisa si je puis dire; comme il pût afin qu'on ne le reconnaisse pas, du moins un maximum possible.
Alors que nous dévalions la pente pour nous trouver dans une petite boutique de bonbons, Bill remarqua un photographe. Ce fut la panique. Je ne savais pas quoi faire, ni comment réagir, courir ou ne rien faire après tout nous étions ensemble, enfin je veux dire, qu'il fallait qu'on montre aux gens ce nouveau couple qu'on devait faire paraître dans la presse.

« -Sur notre gauche, un photographe me dit Bill doucement à mon oreille
-On fait quoi, on coure ?
-Nen vient on va se poser à une table là-bas, me montrant un petit bar »

Il me prit la main naturellement, et on se dirigea vers ce petit bar qui avait l'air calme et sympa. On commanda deux diabolo menthe. On discutai de diverses choses, de nos passions, notre enfance. Mais de rien particuliers.

« -Bill pourquoi touts ces gens nous fixent-ils ? »

Sans même m'en apercevoir, il y avait déjà quatre jeunes filles qui entouraient notre table, demandant à tour de rôle des autographes à Bill. Il ne souriait pas, ou du moins il s'efforçait de faire bonne impression. Les quatre demoiselles, une fois finis daignèrent jeter un coup d'oeil sur ma personne. Des regards menaçants, d'autres interrogateurs. Je ne contrôlais pas ces regards, qui devenaient de plus en plus pesant.

« -Viens on s'en va je vais devenir fou ... m'interpella Bill »

Il m'attrapa la main, essayant de se frayer un passage dans la foule qui se faisait de plus en plus immense. Je ne lâchais la main de Bill. Je regardais tout autour de nous, des dizaines de visages qui m'était inconnue.

« -Monsieur Kaulitz, s'écria le photographe de tout à l'heure
-Quoi ? Répondit-il bruyamment
-Qui est cette demoiselle avec vous ? Une fan ? Une groupie ?
-Nen, nen et nen ! Ce n'est pas une fan et encore moins une groupie, elle ne connaît même pas le groupe ! Je profite aussi pour vous annoncer que Sarah et moi sortons ensemble ! »

Un brouhaha suivie cette déclaration, des visages choquées nous regardaient, d'autres pleuraient. C'était inimaginable, et l'enfer commençait à peine.
# Posté le vendredi 27 juin 2008 14:31
Modifié le vendredi 08 août 2008 18:55

Chapitre 5 : Mon quotidien est un beau bordel ....

Chapitre 5 : Mon quotidien est un beau bordel ....
Ne soit pas une autre, si tu peut être toi-même ...

C'était la cohue générale. Des jeunes filles à peine âgées de dix ans pleuraient. D'autre plus âgées restaient là bouche bée, ne comprenant pas les propos de leurs idoles, de leurs chanteurs favoris. Moi j'étais là, entourée par une mer de gens, mais je me sentais seule. Comme perdue. Je n'étais pas seule, Bill me serait comme il le pouvait, nous étions tellement serré l'un à l'autre que je sentais son c½ur battre au rythme du mien, il battait si fort qu'il allait rompre. Lui aussi avait-il peur ? Et ce Photographe qui ne nous lâchait pas.

« -Oh, poursuit-il après la déclaration de Bill, je suppose qu'un bisou n'est pas trop demandé dans ce cas ? »

Un comment ? Il peut répéter ? Un baiser entre Bill et moi ? Bill me regarde je crois qu'il a sentis mon mal être, il me regarde dans les yeux comme ce matin. Il lit en moi. Ce que je hais lorsqu'il fait ça. Des frissons parcourent tout mon être, mon pouls lui s'accélère. Voyons Sarah calme toi ce n'est rien d'autre qu'un minuscule petit baiser. Le photographe nous fixent, ce qui nous donne la pression. Bill est d'autant plus énerver, je sens sa main se serrer de plus en plus contre la mienne. Je le regarde à présent à mon tour dans les yeux comme pour le calmer. Cela marche, c'est d'un pas déconcerté qu'il s'avance vers moi, ignorant ces visages autour de nous, mon visage si prés du sien. Les yeux dans les yeux. Je me perds en son regard. Je tend mon visage vers le sien, il dépose délicatement ses lèvres si douces sur les miennes. À cet instant plus rien ne compte autour de nous. Nous sommes tout deux timide dans ce simple baiser, mais très vite les choses prennent placent et s'accélèrent. Je passe mes bras autour de sa nuque et rapproche mon bassin du sien. Il a vite compris, et joue lui aussi le jeu. Nos langues rentrent en contact; nous nous embrassons comme jamais nous n'avons embrasser personne. Jamais au paravent je n'avais ressentie toutes ses sensations, comme un frisson allant directement droit au c½ur. Je perds tout contrôle de moi-même et sens le sol se dérober sous mes pieds. Nous nous embrassons encore et encore. C'est indescriptible, lui et moi. Personne d'autre.
Ceux sont les clash incessant des appareils photo qui nous ramènent à la réalité. Je me dégage lentement de l'étreinte de Bill, toujours main dans la main. Je me sens gênée et sens le rouge me monter aux joues, un sourire accroché aux lèvres.
C'est officiel, moi Sarah suis à présent la petite amie de Bill Kaulitz.

Nous sommes enfin sortis de cette foule une petite heure plus tard grâce à l'aide des gardes du corps de Bill. Nous ne parlons pas, nous sommes assis à l'arrière du van, tout deux à côtés. Ni l'un ni l'autre ne veux prendre la parole, ne sachant ce que l'autre a ressentie ou ressent encore. Un simple baiser volé pour les journalistes ou plus. Le chemin est long et pénible avec ce silence qui pèse tout au tour de nous. Heureusement nous voilà revenu à la maison des Kaulitz. Nous rentrons à peine, avec cette même gène, que Tom nous saute dessus.

« -Mes félicitations ! Tout le monde doit être au courant !
-o.O
-Ne faites pas les innocents, vous faites un couples formidable, venez il se doit de fêter çà »

C'est ainsi que Tom organisa une «  petite » fête, avec du monde, je ne connais aucuns visages. Une fois de plus je me sens seules, et pense à mon père. Je n'ai vraiment pas la tête à la fête. Je sors quelques minutes histoire de m'en griller une ou deux. Le temps pour moi de repenser à cette journée, forte en émotion. Et de repenser à ce que j'ai ressenti lors de notre baiser, à Bill et moi. Je ne sais pas, ne sais plus quoi penser.
Je décide de rentrer à l'intérieur, tout le monde danse et boit. Il y a une sacré ambiance. J'oublie mes problèmes et entame un premier verre. Puis un deuxième et un troisième. Rien de tel pour se mettre dans l'ambiance. Bill est seul assis dans le canapé. Je vais lui tenir compagnie, en lui apportant un verre.

« -Billll, qu'est-ceee-que tu fais là touut seul ?
-T'aurais pas abuser un peu sur l'alcool Sarah ? Demande-t-il persuader de la réponse
-Nan ! Je te juuuuuure .. Et je ferais pas de bêtise, je draguerais pas PROMIIIIS
-Tu fais ce que tu veux Sarah ...
-Nah après tu vas être en colère après moi, et j'aime pas quand t'es en colère Billll
-Aller viens »

Il m'attrape et me porte tel une princesse, j'en ai de la chance. Ma tête cogne et tourne. Il m'emmène dans la salle de bain, et me passe un coup d'eau légèrement froide sur ma peau pâle.

« -Tu sais Bill, merci t'es comme un frère pour moi
-... (Outch)
-Mais en fait pas vraiment, un frère embrasse pas sa s½ur de la manière dont tu l'as fait cette aprèm, c'était Waouh !
-Sarah arrête c'est l'alcool qui te fais parler ... dit-il en me caressant les cheveux
-Bill je ne suis pas sous l'effet de l'alcool regarde j'arrive à tenir debout ...
-Mais bien sûr, dans ce cas je vais te dire quelque chose on verra si tu t'en souviens demain d'accord ?
-Je suis d'accord, souriais-je
-Je suis sûr de ne pas être homosexuel depuis cette après-midi grâce à toi »

[ Lendemain matin ]

Je me réveilla avec un mal de tête presque indescriptible. J'étais étalée de toute ma longueur sur le lit de Bill, celui-ci à mes côtés toujours entrain de dormir. J'étais encore habillée et lui aussi,
ouf nous n'avions rien fait. Je sortis avec difficulté du lit et m'exécuta dans la salle de bain, où je me doucha et m'habilla.
Lorsque je sors Bill est toujours endormi, je l'observe. La scène d'hier me revint en tête, ce baiser que nous avons tout deux échanger. Des frissons me parcourent le corps rien que d'y penser à nouveau. Je décide de le réveiller, il faut que je parte dans un quart d'heure pour retrouver ma mère en France.

« -Bill réveille toi
-Hum mm qu'est ce qu'il y a ?
-Je dois m'en aller dans un quart d'heure pour enterrer mon père, je voulais simplement te prévenir, souriais-je
-Attend moi je me dépêche, je viens avec toi ! Dit-il en bondissant du lit
-Comme tu veux mais déguise toi bien car nous partons pour le Nord de la France »

C'est ainsi que Bill accourut dans la salle de bain afin de s'habiller pour venir avec moi. Dix minutes plus tard, il en ressortis habiller d'un jogging et un simple maillot uni noir, les cheveux lissés, sans maquillage et une casquette. Je souris de le voir ainsi. Et c'est partit, direction la France.

[ Arrivée ]

Nous étions arrivés depuis 5 minutes, nous nous sommes changés Bill et moi pour les circonstances. Tout deux habillés de noir. Je n'avais pas mis les pieds dans ma maison natale depuis la mort de mon frère. Il y a trois ans. Des souvenirs me reviennent à l'esprit lorsque je pose le pied au sol. Je me sens horriblement mal à l'aise dans cette maison qui est la mienne, comme si je n'avais pas ma place ici. Dans cette entrée je me revois partir il y a trois ans, je vois ma mère pleurer. Je vois dans ses yeux toute la souffrance que je lui ai causé, en partant. Pour elle se fut un déchirement, comme perdre son deuxième enfant. Mais pour moi vivre avec mes parents étaient impossible après la mort de Matt. Mon père n'était plus le même, il était anéanti, il sombrait de plus en plus. Il n'avait plus goût à la vie, et m'avait oublié. Il avait oublié de m'aimer. Il avait oublié qu'on partageait cette même peine. Et moi je suis parti, pour fuir comme à mon habitude. Plus je restais dans cette entrée, moins je me sentais à ma place. Cela faisait trois ans que j'étais partie, mais j'entendais encore les reproches de ma mère, et les pleures de mon père. J'avançai dans le salon, le c½ur serré incertaine de ma présence ici. Le c½ur serré j'avançai tête baissée.
# Posté le mercredi 02 juillet 2008 15:19
Modifié le vendredi 08 août 2008 18:56